dimanche 16 août 2015

Pêche entre le Raz de Sein et le phare d'Ar-Men

Sylvain aux prises avec un lieu jaune
Vendredi, il pleut et il vente à Audierne, le temps n'est pas à la pêche. Réfugié à l'Aqua Show avec les enfants, nous contemplons bars, raies, pagres et autres poissons qui tournent en rond dans leurs aquariums. Si seulement je pouvais leur apporter un peu de divertissement en jouant avec eux au jig !
Le portable vibre dans ma poche, je consulte : c'est Sylvain Bourhis, le guide de pêche, qui me textote pour me proposer une sortie sur Ar Men le dimanche suivant. Banco !

Le phare d'Ar-Men
Le hasard fait qu'un film sur les phares dans la tempête est justement projeté dans la salle de cinéma de l'Aqua Show .
On y voit le phare d'Ar-Men se faire engloutir par une mer dantesque (voir un extrait ici). Même si les conditions filmées sont extrêmes, j'ai vraiment l'impression que nous allons au bout du monde. Surnommé "L'enfer des enfers" par les gardiens de phare, je m’apprête à aller sur le spot le plus hostile que je n'ai jamais pêché.

Le grondin a craqué devant le joli black-minnow
Douarnenez, 7h30 dimanche, le temps est au beau, je rejoins Sylvain sur les quais. En 2 minutes, son semi-rigide est à l'eau et nous mettons le cap sur la pointe du Van.

4,5 kilos de morue, ça fait plaisir!
La pêche commence doucement, Sylvain rentre un maquereau, une vieille, un énorme chinchard aux allures de bonite. Nous nous rapprochons du Phare de Tevennec où nous trouvons une bonne activité, essentiellement du lieu jaune, les touches s'enchaînent sur nos jigs et nous mettrons au sec une dizaine de lieus jaunes dont 3 beaux spécimens.
Au milieu des bonnes touches franches des lieus, je prends une tape particulièrement musclée. Le poisson se bat lourdement, je le remonte des 40 mètres de fond et nous découvrons une belle morue de 4,5 kilos. C'est ma première, je suis aux anges surtout que je ne m'attendais pas à ce poisson là.

Bar noir d'Ar-Men
Je m'amuse un moment sur le passage d'un banc de maquereaux et Sylvain décide de bouger.
Bientôt la marée basse, c'est le moment de partir sur Ar Men, nous passons au large de l'île de Sein, longeons sa chaussée, où nous faisons une escale pêche avec quelques poissons aux touches trop espacées pour que l'on s'y attarde plus longtemps.
Enfin le phare, Sylvain fait une première dérive pour tester le courant qui est particulièrement imprévisible puis nous recale. Je prends le premier bar de la journée. Presque tout noir, aux dires de Sylvain, c'est typique de cet endroit, les bars se tiennent sur le fond et ils ont tous cette robe caractéristique.
Une vieille, une coquette, les touches se font attendre. Un peu déçus nous revenons vers le phare de Tevennec.

Dauphin devant la Pointe du Raz.
Sur une zone où le courant est plus calme, nous faisons encore quelques poissons, grondin, vieille, puis je prends une belle tape sur un gros black-minow et c'est un joli bar qui montera à bord pour la photo.
Un dauphin à la grande dorsale passe.
Nous nous recalons dans les courants et nous nous retrouvons chacun attelé à un joli lieu, c'est la fête !
Mais si la zone s'avère poissonneuse, les courants qui s'entrechoquent créent un fort clapot et la mer devient mauvaise, nous prenons le chemin du retour.


Joli bar du Raz de Sein
Ce fut une très bonne journée de pêche, qui grâce au guidage de Sylvain, restera dans ma mémoire comme un moment fort de ses belles vacances en Bretagne.

Si vous voulez faire une sortie de pêche aux leurres, avec un guide sympa et de bons conseils, n'hésitez pas à contacter Sylvain :

Sylvain BOURHIS

fishnistere@yahoo.fr
tel: 07 86 38 81 84
Sorties de pêche en mer au départ de Douarnenez dans le Finistère.

dimanche 28 juin 2015

Bredouille dans la brume


Dernier dimanche de juin, je suis sur l'eau à 6 heures du matin. La journée s'annonce très chaude.
Le lac est couvert d'une légère brume qui me surprend en s’épaississant jusqu'à devenir un épais brouillard puis se dissipe en quelques minutes.
A 8 heures le temps est dégagé, le soleil cogne, un brochet attaque violemment un petit popper en bordure de roselière et se décroche.
9 heures, pas d'autre touche, j'ai envie d'un café, je rentre.

jeudi 4 juin 2015

Deux brochetons un soir de canicule

en attendant de grandir
36°C, cette journée de début juin est estivale. Le vent du sud-est est léger, je décide de tenter le coup du soir à la recherche de brochets ou de grosses perches.
Après quelques lancers, je dois me rendre à l'évidence que la partie de pêche va être difficile car il n'y a pas beaucoup d'activité. Mes gros leurres n'ont pas l'air d’intéresser les brochets. Un fort pic de chaleur, la pleine lune, sont à priori autant de mauvaises conditions. De toutes façons, il fait bon sur l'eau et je ne suis pas à une bredouille près.






petite gourmande !
Je décide alors de pêcher beaucoup plus petit en sortant un "Rapala CDJ" 7cm de ma boîte de leurres, et si les brochets ne sont pas décidés, je peux espérer prendre une jolie perche.
Dès les premiers lancers, pendant lesquels je prospecte les petits couloirs entre les herbiers, le petit rapala articulé se fait alpaguer par un jeune brochet de 40cm.








poster géant
Je continue de pêcher avec ce leurre après avoir fait quelques passages sur les postes avec des leurres plus conséquents.
C'est encore lui qui déclenchera l'attaque d'un petit brochet de 45 en bordure de jussie, puis celle d'une mini-perche.
J'essaye alors d'autres techniques, du lipless avec spinner, du stickbait, de la grosse sandra : rien.
La nuit est là. Je rentre avec la satisfaction d'avoir passé une bonne soirée sur l'eau.

dimanche 31 mai 2015

"J'ai écrabouillé un poisson-chat"


 Alors, cette partie de pêche, c'était bien ?
- Ho oui, j'ai pêché un poisson-chat puis je l'ai écrabouillé.
Voilà le résumé, presque parfait, de Petit Chaouche qui raconte sa dernière virée pêche.
Ce qu'il a omis de raconter, c'est la prise des deux petits calicobas et des trois gardons qui eux, ont eu la chance d'être remis à l'eau sains et saufs.

En mai, de gros poissons et de grosses bredouilles.

Tel le héron, emmanché d'un long piquet
Le moi de mai a commencé dans le mucus avec la prise d'un beau silure, le 17 mai, la chance m'a souri une nouvelle fois en me permettant de sortir un sandre de 92cm. Si j'ai eu l'occasion de juxtaposer ma trombine à celle de ces deux poissons pour vous faire partager des moments sympathiques, il y a eu aussi de nombreuses bredouilles.
Une casse sur un silure aurait peut-être pu être évitée, ce qui aurait bien amélioré mes statistiques pour ce début de saison.
Quelques touches de petits sandres, qui ne pouvaient pas se piquer sur un hameçon texan 8/0 destiné aux gros moustachus, m'ont apporté du réconfort pendant mes prospections de nénuphars. Elles m'ont permis de me sentir moins seul, et surtout, elles me signifiaient que mon leurre, bien que beaucoup trop gros, était somme toute, plutôt séduisant.
Le brochet d'Eric retourne à l'eau
Pour le brochet, la recherche a été plus ingrate, avec deux sorties et aucune touche. Seul Eric m'accompagnant lors d'un coup du soir a réussi à sortir son épingle du jeu avec un brochet de 70cm. Ce fut la seule touche que nous ayons enregistrée. Je suis sorti 6 fois pêcher le silure et deux fois pour le brochet. Deux poissons pris lors de huit parties de pêche. Les 3/4 du temps, je suis bredouille.
Mais ce n'ai pas grave et tant qu'à choisir, je préfère prendre très peu de poissons : que ceux-ci me laissent de bons et gros souvenirs et beaucoup de mucus !
Un coin merveilleux pour faire de superbes bredouilles

dimanche 17 mai 2015

Qui cherche petit silure, finit par trouver gros sandre


Sur l'eau ce matin un peu avant 7 heures, je suis reparti traquer le silure avec mon pontoon.
Les 3 dernières parties de pêche depuis la prise du gros silure n'ont pas été fructueuses. Un seul poisson s'est laissé piquer et m'a cassé la tresse 65lbs dans la foulée.
Aussi, quand mon gros rock-vibe rose fluo se fait intercepter violemment en passant sous les nénuphars, je m'attends à devoir batailler ferme pour mettre à sec un silure. Mais non, c'est lourd et ça vient presque tout seul. C'est un beau sandre. 92cm.

vendredi 1 mai 2015

Une ouverture qui fait chaud aux biscotos

Ce matin, c'est le grand jour : l'ouverture du carnassier.
Bien qu'ayant la flemme, je suis sur le pontoon à 7h.
Il y a beaucoup de monde sur le lac, mais heureusement, personne n'est encore sur mon aire de jeu favorite.
Je ne finasse pas et j'y vais directement.
Après une demi-heure de prospection, je repère un gros remous, lance le leurre quelques mètres plus loin, commence à mouliner, et c'est la touche.
Je suis en plein milieu des nénuphars, il me faudra 15 minutes pour arriver à en extraire le silure, et encore dix bonne minutes avant de pouvoir le saisir par la gueule.
Une bonne suée ! Mais le matos a tenu et le poisson ne s'est pas déclavé. Je suis le "champion des gagnants"*.
Des jeunes pêcheurs en float-tube auront la gentillesse de me prendre en photo avec le silure avant que j'aille sur la berge pour le mesurer.
Résultat: 1,95 m.


* Référence à Petit Chaouche.