mardi 31 mai 2016

samedi 7 mai 2016

Ouverture : le grand débarquement

Alors que certains (je les salue) visitent les plages de Normandie afin de faire découvrir à leur progéniture les vestiges du débarquement, je suis à la pêche sur l'étang situé à deux pas de la maison.
1er mai, j'assiste à un autre débarquement. Une invasion qui, heureusement, va se résorber d'elle même. Une vingtaine d’embarcations ont pris position vers 9 heures. Surprenant de se retrouver avec autant de monde sur cet étang. Même si je savais que je n'allais pas être seul, je ne m'attendais pas à une telle cohue.
6h30 - 9h30, première session, première bredouille. Seule une touche digne de ce nom aura pour effet de lacérer le gros shad que je promène dans les nénuphars à destination des silures.
Sinon, rien, à part des vibrations nerveuses dues, sans doute, à de petits sandres qui viennent s'agacer sur le bout de plastique trop gros pour eux.

2 mai, 6h30 - 11h00, deuxième bredouille. Cette fois, c'est un gros sandre qui me fera une belle touche par cette fraîche matinée (2,5°C à 6h30). Le joli sandre, mal piqué sur un leurre qui ne lui était pas destiné, finit par se décrocher à un mètre du pontoon. Et toujours de petites secousses. Un groupe de jeunes en float-tube pêchent aux petits shads et prennent de petits charbonniers. Heureusement qu'ils pratiquent le no-kill, c'est déjà ça.

5 mai, 7h00 - 11h00, jamais deux sans trois! Encore une touche, peut-être un sandre, mais toujours pas de silure. Bredouilles +1.

6 mai, 19h00 - 21h30, je change de crèmerie et je vais faire le coup du soir sur mon étang préféré pour y pêcher le brochet. J'ai bien fait de ne pas y mettre les pieds plus tôt car le jour de l'ouverture il s'y est compté 94 embarcations sur l'eau. Ce soir là, moins d'une dizaine de barques et de float-tubes finissent de pêcher jusqu'à me laisser tout seul en fin de soirée. La solitude sur l'eau : c'est le pied !



Rapidement, je prend un black-bass au stick-bait, en partie déçu car je ne souhaite pas en prendre pendant la période de fraie et d'autre part j'espérais toucher une grosse perche comme il s'en est pris dernièrement (de ouïe dire).

Je cherche ma pêche, j'essaye quelques techniques et prend un petit brochet au dexter jerk.





Le swimpike ne donne rien. J'alterne avec le jerbait et le stickbait. Le temps passe, la nuit tombe, je commence à rapprocher la barque de la voiture.

Je m'arrête à proximité d'une tonne, le stickbait passe entre les poteaux, la surface de l'eau se déchire et engloutit le leurre.
J'extrais rapidement un brochet de 57 cm. Coup de ligne sympa. Soirée sympa et 100% de touches concrétisées au stickbait, c'est rare. Sans compter que ça fait du bien de toucher un peu de poisson.

dimanche 31 janvier 2016

Voilà, c'est fini



Voilà, c'est fini.
On a tant ressassé les mêmes théories,
On a tellement tiré chacun de notre côté,
Que voilà c'est fini.


Mais ça reprendra le 1er mai prochain. Et ça Jean-Louis Aubert n'en parle pas dans sa chanson.
Il manque la notion cyclique.
La vie, la mort et le joyeux renouveau apporté par le printemps sont mieux représentés dans le Carmina Burana que dans l'oeuvre de l'ancien chanteur de Téléphone.
L'émission "Histoires naturelles", qui a bercé de rêves de pêche une grande partie de ma jeunesse, avait tout compris en utilisant un extrait de la cantate pour son générique.

Voilà, c'est fini, gnagna gna gna gna gna, c'est fini. Tant pis pour lui. Pour moi ça repart le 1er mai prochain.
Quant à ressasser la même théorie... laquelle? Celle du big-bait pour le big pike ?
Celle là je l'ai ressassée à chaque lancer, soit 2520 fois.
11 sorties soit 42 heures de pêche. Si l'on considère une moyenne d'un lancer par minute, cela fait 2520 lancers effectués depuis le 1er janvier 2016.
Je péchais en moyenne avec des leurres de 80 grammes, cela fait 201 kilos de leurres lancés dans l'eau à plus de trente mètres: en voilà un gros PLOUF !
Le fishing-elbow n'était pas très loin, mais le bras a tenu bon et il a pu jerker jusqu'au bout.

On a tellement tiré chacun de notre côté... bien justement non.
9 brochets maillés de pris, le plus gros faisait 76 cm soit un poisson qui devait faire environ 3,5 kilos. 3,5 kilos sur une canne à jerker qui a la sensibilité d'un piqué à tomate: alors non, on n'a pas tiré chacun de notre côté, le pêcheur a mouliné, le poisson est venu sagement. Voilà c'est fini.

Mais où est le métré, où est le graal, est-il vraiment dans un bocal à anchois (comprendra qui pourra !)?
La quête reprendra dans 3 mois.
Mais voilà, pour le moment c'est fini.

samedi 9 janvier 2016

Trois brochets au Dexter Jerk


Windguru annonce une fenêtre de temps calme pour ce début d'après-midi avec des vents forcissant jusqu'à 30 nœuds en rafale à 18h. Je tente le coup.
Arrivé sur place, je constate que la barque est remplie d'eau, elle n'émerge plus que de 5cm au tableau arrière. J'écope pendant un quart d'heure et je peux enfin prendre le large.

La pêche commence et au deuxième poste prospecté, un brochet vient suivre le Dexter Jerk jusqu'au bateau. C'est déjà bon signe de faire bouger un poisson. Un quart d'heure plus tard, je prends une première touche et je mets au sec un brochet de 54cm.

Alors que je pêche à proximité d'une autre barque de pêcheurs, deux autres barques arrivent pour pêcher dans le coin. Surpopulation de pêcheurs : je m'en vais vers d'autres spots.
Ces autres spots ne donnent rien et une heure plus tard, les pêcheurs sont partis de la zone initialement prospectée ; sentant qu'il y a quelque chose à y faire, malgré la pression de pêche sur cette zone, je décide d'y retourner tenter ma chance. Et bien m'en prend !

Au premier lancer, alors que je sens parfaitement le leurre effectuer son walking-the-dog, c'est la tape. Un brochet bien gras entre dans l'épuisette. 72cm.
La prospection continue, je me décale d'une trentaine de mètres et reprends une tape, c'est un petit qui se déclave au bateau.

Je relance dans la même zone et quelque lancers plus tard : impact. Mise à l'épuisette, 76cm. Il a entièrement avalé le leurre.

Voilà le résumé d'une belle sortie avec deux beaux poissons de pris. Le Dexter Jerk m'a définitivement conquis !

vendredi 1 janvier 2016

Brochet au Dexter jerk 148

Le petit brochet et sa grosse bouchée
Pour ce jour de fête, les humains ne sont pas les seuls à tomber dans des excès de boulimie.

Ce brochet de 55cm a été très gourmand en attaquant le Dexter jerk 148 qui était destiné à son papa et surtout à sa maman (la plus grosse).

Mais, à l'instar de son pêcheur qui avait trop mangé ce midi, il a attaqué la grosse bouchée qui passait par là.

C'est le premier poisson de l'année 2016.
La grosse bouchée du pêcheur landais :
magret de canard farci au foie gras de canard
Le héron, toujours élégant, prend la pose
Le temps se gâte sur l'étang

jeudi 31 décembre 2015

Les 2 derniers brochets de l'année 2015



Drôle de mois de décembre où le thermomètre était souvent aux alentours de 20°C. La pêche n'a pas été bonne ces derniers temps. Enfin pour ce que j'en ai vu depuis ma barque.

Aujourd'hui, c'est ma 4éme session de pêche du mois et la dernière de l'année.

Les précédentes sessions ont été ponctuées de rares touches et ne m'ont permis de mettre au sec aucun brochet.
Aussi, ce début d'après-midi, je ne pars pas gagnant bien que l'envie de prendre un gros soit toujours là.

Je mixe la prospection entre buster-jerk et swimpike. Mais au bout de deux heures sans touches, je me rends à l'évidence : les brochets ne sont pas actifs et ne montent pas sur les leurres qui survolent les grands herbiers.

Je passe alors en mode sauve-bredouille, je vais sur une rupture d'herbiers où se cantonnent toujours quelques petits brochets et je prospecte au Rapala CDJ-7.

Un quart d'heure après, un brochet de 57 cm enfourne le petit leurre. Enfin !

Sauvé de la bredouille, je choisis de ressortir les gros leurres.

C'est sur un swimpike que le dernier brochet de l'année a réagi. 55cm.

Il est bientôt 18h, je dois aller chercher le plateau de fruits de mer pour le réveillon.

J'arrête la pêche en 2015 sur ce coup de ligne.